Oui, il serait temps que je reprenne la fameuse saga de Kiki de Montparnasse.
Depuis juin 2006, date à laquelle je commençais cette série,
il semblerait que la notoriété de "notre" Kiki se soit affirmée grâce à des troupes de théâtre, des écrivains des dessinateurs... etc. Il était temps !
J'ai pu constater, par à un commentaire, qu'elle était également connue et appréciée de l'autre côté de l'Atlantique !
Je vous dois des explications à propos de cette interruption brutale de mes articles.
Le dernier sujet de mon article sur Kiki, portait sur "Les souvenirs de Kiki".
Il se trouve que justement, ce livre était réédité en 2005.
Vous imaginez bien que j'attendais avec une grande impatience de pouvoir découvrir ce livre.
Je me gardais, tel un bon gâteau, le plaisir d'acquérir ce livre.
J'avais mis cette échéance après la "parution" de mon article
sur ces fameuses mémoires afin de le déguster avec péché...
J'attendais ce moment, pouvoir pénétrer davantage dans l'intimité de Kiki.
En effet quoi de plus personnel qu'un livre sur soi même ?
Son journal en quelque sorte. Avoir l'impression de l'entendre me raconter ses confidences...
Avec sa verve légendaire.
Et bien, je dois vous avouer que si la lecture de ce livre fut loin d'être désagréable,
j'ai malgré tout été assez surprise par le ton employé.
Certes nous y retrouvons le personnage que nous connaissons,
ses aventures si romanesques...
Je conçois tout à fait que faire la connaissance de Kiki sous cette forme rédactionnelle ajoute une dramaturgie très touchante.
Seulement voilà, je n'y ai pas trouvé ce que j'attendais.
Je dois préciser que ces "Mémoires retrouvées", tel en était le titre,
était présenté ainsi :
1929, Paris s?amuse? avant la crise.
Une petite fille de rien du tout est élue Reine de Montparnasse. Man Ray publie d?elle des photos coquines et Ernest Hemingway rédige une préface pour l?édition américaine de ses Souvenirs. Kiki a vingt-huit ans, a déjà connu Modigliani et Soutine, Desnos et Kisling?
Une petite fille de rien du tout est élue Reine de Montparnasse. Man Ray publie d?elle des photos coquines et Ernest Hemingway rédige une préface pour l?édition américaine de ses Souvenirs. Kiki a vingt-huit ans, a déjà connu Modigliani et Soutine, Desnos et Kisling?
La censure américaine ne supportera pas le style leste de ses histoires et le livre entrera dans la légende, interdit comme Ulysse de Joyce.
Et pourtant le texte de 1929 nous semble bien édulcoré, très en deçà de l?extraordinaire version définitive rédigée neuf ans plus tard et disparue depuis 65 ans. Le manuscrit gisait au milieu de milliers de cartons avec, sur une petite étiquette de bristol, cette simple mention « infiniment précieux ».
Voici donc enfin les Souvenirs retrouvés de Kiki de Montparnasse, dans une version intégrale au style inégalable et que l?on n?est pas près d?oublier. N?ayant plus rien à prouver, ni quiconque à ménager, Kiki se livre sans fard et sans arrière-pensée.
Et pourtant le texte de 1929 nous semble bien édulcoré, très en deçà de l?extraordinaire version définitive rédigée neuf ans plus tard et disparue depuis 65 ans. Le manuscrit gisait au milieu de milliers de cartons avec, sur une petite étiquette de bristol, cette simple mention « infiniment précieux ».
Voici donc enfin les Souvenirs retrouvés de Kiki de Montparnasse, dans une version intégrale au style inégalable et que l?on n?est pas près d?oublier. N?ayant plus rien à prouver, ni quiconque à ménager, Kiki se livre sans fard et sans arrière-pensée.
Et pourtant, à la fin de la lecture je ne pouvais croire qu'elle avait personnellement écrit ce livre.
Son style semblait avoir été remanié, remanié et reremanié...
Son ton semblait bien timoré pour notre Kiki.
Je ne la retrouvais pas.
ATTENTION, je ne parle que pour moi !
Je dois préciser que je ne regrette qu'une chose :
Ne pas avoir découvert l'existence de ce personnage avec ce livre.
Et puis, quelques "bricoles" m'ont plongée dans des interrogations.
Pour exemple, le nom de Treize, qui semblait avoir été sa meilleure amie, n'est pas mentionné une seule fois ?...
Je le répète, ce livre est un très bon livre mais comme souvent, j'ai été trop ambitieuse avec mes désirs !!!
Je dois avouer que la fin de sa vie m'a paru encore plus dramatique après la lecture de ce livre.
Bref, tout ça m'a bien dérangé et j'avoue m'être un peu désinvestie sur le sujet...
De l'eau est passé..., je suis plongée dans un livre récemment paru :

C'est une bande dessinée de 380 pages extrêmement bien documentée.
A première vue, c'est assez jouissif... à suivre...
Vous aurez donc compris que je vais reprendre la série.
A présent, je vais aborder les personnages qui ont gravité autour de Kiki, à Montparnasse et surtout dans la fourchette 1900-1930.
Je précise que je n'ai pas la prétention de faire une bio de tous ces personnages.
Ma seule ambition est de vous faire toucher du doigt ces personnages plus ou moins connus mais dont la personnalité ne m'a pas laissée insensible.
Et surtout de vous donner l'envie d'aller par vous même en chercher davantage sur les nombreux sites bien plus spécialisés que moi.
En attendant le prochain "épisode", voici une très belle photo de Kiki signée
Julian Mandel :

A bientôt...
par Mememad
publié dans :
Kiki de Montparnasse
Comme il a été dit précédemment, Hemingway écrivit la préface du livre des "Souvenirs" de Kiki. En voici donc des extraits et autres réflexions à propos de Kiki.
KIKI, PAR HEMINGWAY
Hemingway dans la cour de son immeuble, 113 rue Notre Dame des Champs, en 1926.Derrière lui, le bois destiné à la scierie avec laquelle il partageait la cour.
"C'est le seul livre pour lequel j'aie jamais écrit une introduction, et, avec l'aide de Dieu, ce sera le seul", écrit-il dans les premières pages de la version anglaise des Souvenirs de Kiki. Pourtant, en 1934, il récidiva à cause d'un autre ami, le barman Jimmie Charters, qui publia ses Mémoires.
« Il y a assez de photos dans ce livre pour que l'on sache ce dont elle avait l'air au cours des dix années qui viennent de s'écouler. Ces lignes sont écrites en mille neuf cent vingt-neuf et Kiki a l'air aujourd'hui d'un monument à sa propre gloire et à cette époque de Montparnasse, qui se trouva scellée [...] lorsqu'elle, Kiki, publia ce livre [...].
« En un an, alors que Kiki devint monumentale et Montparnasse devint riche, prospère, inondé de lumière, envahi de dancings [...], quand l'on s'est mis à vendre du caviar au Dôme, cette époque, dis-je, quoi qu'elle ait valu - et personnellement je ne pense pas qu'elle valut grand-chose - était terminée.
« En ce sens, Montparnasse signifie les cafés et les restaurants, où les gens vont pour être vus en public. Peu importent les appartements, ateliers et chambres d'hôtel où ils travaillent seuls. Dans le temps, la différence entre l'ouvrier et celui qui ne fichait rien était que le traîne-savates pouvait aller traîner au café le matin [...]
“ Ceci, bien sûr, n’est pas tout à fait vrai, précisait Hemingway, car les plus fameux traîne-savates [...] ne se levaient pas avant cinq heures pour aller au café où ils se livraient en copains à des concours avec les ouvriers qui venaient de finir leur journée, pour voir qui descendrait le plus de verres [...J. Les traînesavates étaient des gens bien et ils ont prouvé que c'étaient eux finalement qui avaient les reins les plus solides. Mais aussi, ils se reposaient dans la journée.”
L'ouvrier va au café avec le même sentiment de solitude que l'écrivain ou le peintre ressent après avoir trimé toute la journée [...]. Et puis, c'était merveilleux, après le travail, de voir Kiki. Elle était tout à fait merveilleuse à regarder. Ayant reçu, au départ, un joli minois, elle en a fait un chef-d'oeuvre. Elle avait un corps également merveilleux et une jolie voix - une voix qui dit, pas une voix qui chante. Elle a certainement dominé cette époque de Montparnasse mieux que la reine Victoria n'a jamais dominé la sienne.
« Cette époque est finie. Elle a passé son chemin, emportant avec elle les reins de l'ouvrier qui a trop longtemps levé le coude avec les traîne-savates [...].
« Kiki a encore sa voix. Nous n'avons pas à nous soucier de ses reins, elle vient de Bourgogne où l'on fait ces choses-là beaucoup mieux que dans l'Illinois ou le Massachusetts, et son visage est un chef-d'oeuvre toujours aussi admirable. Elle a seulement plus de matière à travailler aujourd'hui qu'hier. Il y a pourtant les photos du livre et puis, il ya le livre. Car c'est en principe du livre qu'il est question ici. [...]
« Je pense que le livre de Kiki fait partie des meilleurs que j'aie lus depuis The Enormous Room (un roman tiré de ses souvenirs de guerre.) [...].
« Il est écrit par une femme qui, pour autant que je sache, n'a jamais eu une "chambre à soi". Et je pense qu'il vous fera souvenir en partie, et sans avoir à redouter la comparaison, d'un autre livre au nom de femme écrit par Daniel Defoe (il s'agit de Heures et malheurs de la fameuse Moll Flanders, publié en 1722 par Daniel Defoe). Si vous en avez assez des livres écrits aujourd'hui par des ladies de tous sexes, voilà un livre écrit par une femme qui n'a jamais été une lady. Pendant une dizaine d'années, elle a été aussi près qu'on peut l'être de nos jours de devenir une reine - mais une reine, bien sûr, n'a rien à voir avec une lady. »
Kiki, le 3 mai 1929, habillée pour aller au septième bal de charité de l'Aide amicale des artistes.Il se donnait salle Huyghens, au 10 de la rue Huyghens, et était présidé par Mme Gustave Kahn, bien connue des artistes. Au second plan, à droite, Broca.
A suivre...
Les mots en rouges feront l'objet de liens ou d'articles ultérieurs...)
Les textes sont entèrement inspirés de Billy Klüver & Julie Martin & Kiki de Montparnasse.
Les textes sont entèrement inspirés de Billy Klüver & Julie Martin & Kiki de Montparnasse.
par Mememad
publié dans :
Kiki de Montparnasse
LES SOUVENIRS DE KIKI [1] 1929
Kiki est partie se reposer à Châtillon. Man Ray raconte :
« Je reçus un pli volumineux. C'était le récit de son enfance [...].
Je la poussai à poursuivre [...]. Ce serait ses Mémoires et nous les ferions publier. »
Selon lui, Kiki aurait commencé à rédiger ses Mémoires en allant voir sa grand-mère à Châtillon. Or sa grand-mère est morte en 1924, ce qui voudrait dire que Kiki aurait mis quatre ou cinq ans à mener à bien son récit. Pourtant, comme une grande partie du texte évoque son enfance, il a pu être déclenché par un voyage en Bourgogne.
Kiki, qui était restée très attachée à sa famille, allait très souvent à Châtillon.
Treize s’y rendit avec elle et, une fois, Man Ray l'accompagna.
Madeleine, la cousine de Kiki, se maria en 1924 et elle eut en 1928 une fille affligée d'un pied bot. Lorsque Kiki vit l'enfant, elle insista pour que Madeleine vienne la faire opérer à Paris. Celle-ci passa avec la petite Andrée huit mois et demi chez Marie Prin, où Kiki leur rendit visite à plusieurs reprises.
En réalité, c'est Henri Broca qui l'encourage et publie les premiers chapitres dans le numéro d'avril 1929 de Paris-Montparnasse :
“ Kiki a écrit des Mémoires [...] qui paraîtront prochainement aux Éditions de Paris-Montparnasse ", claironne le journal.
Broca, par Kiki, apparaît dans SouvenirsLe livre comprenait également des reproductions de vingt tableaux exécutés par Kiki, des photographies de Kiki par Man Ray, des portraits, d'elle par Kisling, Fujita, Hermine David, Tono Salazar, Per Krohg et Mayo, ainsi que des dessins au trait de Kiki pour illustrer certains passages de ses Mémoires.
Kiki, par Foujita, reproduit dans son livre.Le 24 avril, Kiki signe un contrat : Broca publiera son manuscrit intitulé Kiki, avec deux cents exemplaires en édition de luxe numérotée et une édition normale.
Les frais de publication et la publicité seront payés par les premières ventes.
Ensuite, Kiki et Broca partageront les bénéfices.
Le 25 juin, Broca organise une signature au Falstaff - où règne à présent Jimmie Charters :
« Au son des bouchons de champagne, Kiki [...] signe son livre », rapporte Paris-Montparnasse.
La signature des Souvenirs de Kiki eut lieu au Falstaff le 27 juin 1929. Treize tient la maquette de l’ouvrage et une poignée de billets, correspondant aux commandes du livre.
Broca est à sa gauche et à droit, Youki.
Dans le même numéro (n°6, 15 juillet 1929), Broca signalait également que l'édition de luxe, l'une valeur de cent francs, était presque épuisée. L'édition normale, pour trente francs, se vendait bien et plusieurs traductions étaient en cours. Bien que le livre ne fut pas disponible le jour de la signature au Falstaff, l’évènement fut dûment célébré autour d'une maquuette du livre et des photographies furent prises.
Bien que le livre ne soit pas encore sorti, Kiki pose pour une photo publicitaire, où elle fait semblant de signer.A sa gauche, Henri Broca. Caridad est derrière Kiki, à droite.
Une autre signature a lieu à la librairie d'Edouard Loewy le 26 octobre :
« Kiki embrassait tous les visiteurs, samedi soir, signale le Paris Tribune.
La queue a commencé à se faire vers les neuf heures, devant une librairie du boulevard Raspail. Lorsque la nouvelle se répandit dans le quartier que, pour trente francs, on pouvait avoir un exemplaire des Souvenirs de Kiki, un autographe et un baiser par-dessus le marché, les hommes oublièrent leur demi, leurs rendez-vous et leur dignité pour trottiner jusque-là. »
En novembre, il y eut une fête au Club du Faubourg.
Kiki remercia le public pour l'accueil chaleureux qu'il avait réservé a son livre et à elle-même, et Broca lut des extraits choisis de ses Souvenirs.
Edward Titus, qui vient de publier l'édition française de L'Amant de Lady Chatterley, de D. H. Lawrence, demande au journaliste américain Samuel Putnam d'assurer la traduction anglaise
Samuel Putnam était journaliste et traducteur. Il avait collaboré au journal de Titus, "This Quarter" et traduit "Les Enfants terribles", de Cocteau, "Sur la rivière amour" de Joseph Delteil, et Le "Désert de l'amour", de François Mauriac, ainsi que des oeuvres de Rabelais.
« C'est un crime de traduire cela », s'insurge Hemingway dans son introduction, qu'il écrit par amitié pour Kiki.
« Le problème n'est pas de traduire le texte de Kiki, mais de traduire Kiki », répond Putnam astucieusement dans sa préface.
Titus, pour ne pas être en reste, s'arroge le mérite d'avoir conseillé à Kiki d'écrire ses Mémoires. Il gourmande Hemingway et Putnam qui “nous serinent des balivernes" et félicite le traducteur pour son travail.
Cet « échange » fut publié dans l'édition anglaise des Souvenirs de Kiki, à la suite de l'introduction d’Hemingway.
Toute traduction est impossible, convenait Putnam d'entrée de jeu. Pour traduire Kiki [...] il faut sentir Kiki, sentir le café du Dôme à cinq heures par un petit matin pluvieux, flou, baignant dans l'alcool. Encore que cela ne suffise pas. Cela ne reflète pas la réalité. C'est injuste pour Kiki. Ce qu'il faut, c'est sentir une sainte Thérèse, qui se matérialiserait soudain au Dôme, car Kiki est plus proche de sainte Thérèse que personne. C'est pourquoi je suis fier d'être son saint Jérôme. Que Dieu et Kiki me pardonnent ! Et puis, peut-être, M. Hemingway me pardonnera-t-il aussi.
Titus, dans sa « Note de l'éditeur » de Kiki’ Mémoirs, expose les difficultés rencontrées par saint Jérôme lorsqu'il traduisit la Bible en latin. En outre, ajoutait-il, comme saint Jérôme avait une soeur qui s'était égarée, mais qu'il avait sauvée, « il aurait sans doute aimé les Souvenirs de Kiki [...]. Il aurait surtout aimé la traduction anglaise de Putnam et ne se serait pas gêné pour le dire [...] le temps et l'espace le mettant à l'abri de toute menace provenant du vieux rafiot d'Ernest Hemingway et de son bras vengeur ».
Titus était un inconditionnel de Kiki et de ses œuvres. Plusieurs tableaux [de Kiki] décorent sa librairie, qui se trouve juste à côté du Dôme.
Directeur de la maison d'édition Random House, Bennett Cerf est de passage à Paris en juin 1930. Le livre l'intéresse.
En juin, Titus et Bennett Cerf établissaient un contrat pour publier une édition américaine sous le label de Random House, mais Cerf dut quitter Paris avant qu'ils ne soient parvenus à un accord. Titus avait déjà publié séparément l'introduction d'Hemingway, dans une petite brochure intitulée :"Ernest Hemingway, Introduction To Kiki of Montparnasse", avec la mention : « New York, 1929, Edward W. Titus, At the Sign of The Black Manikin », ces indications visant sans doute à protéger ses droits.
Début juillet, Bennett Cerf en commande cent cinquante exemplaires à deux dollars pièce, que Titus lui expédie promptement le 22 juillet.
Mais la réputation de Kiki l'a précédée. Le 22 août, Cerf écrit à Titus
“Comme nous avions tout lieu de le craindre, la cargaison de Kiki's Memoirs est retenue en douane.”
Il demande à Titus d'envoyer l'ouvrage par paquets de quinze, déclarés moins de cent dollars, à dix personnes de chez Random House, dont il donne dans sa lettre le nom et l'adresse.
« Nous apprenons que 300 [sic] exemplaires de la traduction de Kiki par Samuel Putnam ont été saisis à New York, commentait Wambly Bald dans le numéro du 9 septembre du Paris Tribune. La reine du village a appris cette mauvaise nouvelle alors qu'elle partageait un biscuit avec son petit Péky à la terrasse de la Coupole. Laconique, elle a répliqué avec ce haussement d'épaules qui lui est naturel : « Je ne vais pas me faire suer pour ça ».
Après la signature au Falstaff, tous les amis de Kiki se bousculent au bar de la Coupole, où la fête continue.De gauche à droite, Hermine David, Charlotte Gardel, Broca, Marie Laurencin, derrière elle, Jacqueline, Foujita,
Per Krohg et Kisling. Treize est au fond, derrière le chapeau de Foujita.
A suivre...
Les textes sont entèrement inspirés de Billy Klüver & Julie Martin & Kiki de Montparnasse.
par Mememad
publié dans :
Kiki de Montparnasse

