PAS DE PANIQUE !!!

Pendant les travaux.....

Kiki de Montparnasse

Jeudi 29 juin 2006

Je voudrais vous proposer de trouver le nom de cette femme.
Certes, ce ne sera pas facile.
Aussi, afin de vous aider, je vais rajouter des éléments nouveaux
Plusieurs fois dans la journée de demain vendredi.
Si toutefois vous pensez détenir la bonne réponse,
Afin de laisser jouer les autres...
Soyez sympas, ne mettez que les lettres initiales de son nom.OK ?

N'hésitez pas à poser des questions, je vous répondrai OUI ou NON


1er indice :
Date de la photo .....  1926

2ème indice :

Elle est née en 1901 à Châtillon-sur-Seine, en Bourgogne.
Sa mère qui s'appelle Marie, est linotypiste dans un journal local.

Son père, Maxime Legros, est un marchand de bois et charbon qui tient
Boutique... juste en bas de la rue.
Personnage issu des romans du XIXème siècle, il fabrique de gigantesques
Tas de charbon de bois dans les forêts au-dessus de Châtillon, qu'il va livrer ensuite dans les villes environnantes en soufflant dans un énorme cor de chasse pour annoncer sa venue.
Marie, sa mère.........

3ème indice :
Marie, tente d'abord de cacher à ses parents qu'elle est enceinte.
C'est à quelques mètres de chez elle que les douleurs l'ont forcée à
s'asseoir au bord du trottoir.
Un ami porte Marie chez elle et sa mère l'aide à accoucher.
Comme la famille Legros s'oppose au mariage, les bonnes soeurs font en sorte que Marie parte pour Paris peu après la naissance de l'enfant.
Elle travaillera pour commencer à l'hôpital Baudelocque.
Plus tard, elle trouve un emploi de linotypiste et s'installe
12 rue Dulac, à Montparnasse, en envoyant 5 francs par mois
à sa mère pour l'entretien de la petite.
En effet, c'est la grand-mère qui élève XXX, ainsi que cinq autres
enfants que lui ont laissés ses deux autres filles (!)
"Des enfants de l'amour, nos pères ayant oublié de nous reconnaître"
(
Dira notre mystérieuse inconnue dans ses mémoires)
Cette grand'mère, dont le mari est cantonnier, coud et fait des lessives chez les bourgeois pour ne pas abandonner les enfants à l'assistance.
Ils auront toujours eu "une bonne marmite de haricots rouges à manger"
Notre XXX connaît la honte des bâtards et des pauvres,
Contrainte d'accepter la charité de la part de bonnes soeurs qui les réprouvent,
Rejetée par son père, qui habite tout près avec sa femme
et sa fille légitime.

Toutefois, c'était une petite fille pleine de vitalité,
Espiègle et aimée de ses camarades.
Elle était bonne élève, mais préférait
"aller traîner dans les prés et les jardins".

Ses meilleurs souvenirs, elle les doit à sa grand-mère, qui était sévère
mais aimante et avait le goût de vivre.
Jamais elle ne dit qu'il y avait des choses qui se faisaient ou pas.
Elle trouvait tout normal.

Quand XXX a douze ans, tout change:
Sa mère écrit  à sa grand-mère de l'envoyer à Paris"
car elle doit apprendre à lire".

Marie (sa mère) vient la chercher à la gare et rentrant en fiacre,
elle se tord de rire

quand XXX lui demande si les rues luisantes de Paris sont passées à la cire et que ça doit être une chose bien fatigante à faire.
Pour que sa fille apprenne l'orthographe et devienne, à son tour linotypiste,
Marie l'envoie à l'école avenue de Vaugirard, au coin de la rue Dulac
où elles habitent.

Mais dès que la fillette a treize ans, elle quitte l'école pour "rentrer comme apprentie-brocheuse", à cinquante centimes par semaine.
Puis, elle trouve un emploi mieux payé dans une usine où on répare les souliers des soldats".
C'est la période où elle joue encore avec se camarades à se mettre de l'huile sur la tête pour faire tenir ses boucles.
Elle s'habille au marché au puces, se rougit les lèvres et les joues avec
les pétales d'un géranium artificiel et va au cinéma avec son amoureux...
"Qui ne laisse jamais sa bouche tranquille".

Au début de 1916, Marie ramène chez elle un soldat blessé
de onze ans son cadet.

Elle l'épouse en janvier 1918.  Elle place XXX comme
"Bonne chez une boulangère, nourrie, blanchie".
Après avoir trimé pendant des mois, sans relâche, du matin au soir,
XXX se révolte et s'en va.

Le lendemain.....




N'oubliez pas... que les initiales. Merci

Pour les raisons que vous imaginez, je ne puis révéler mes sources tout de suite. Bien évidemment vous aurez les réf. des auteurs dès la fin de ce petit jeu.

DERNIERE MINUTE.........EN CE VENDREDI MATIN.......ELLE EST ARRIVEE......J'AI BIEN DIT, ELLE EST ARRIVEE.....EUREKA.............



Par Mememad
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Samedi 1 juillet 2006

Et voilà ! La réponse est trouvée.  A présent, je suis perplexe.
C'est à vous tous de m'aider :
***
Dois-je continuer ce récit ?
Dois-je donner la réponse ?
Dois-je passer à autre chose ?


Et bien c'est décidé, je vais continuer le récit de la vie de cette chère
Alice  Ernestine PRIN  dénommée :
Kiki de Montparnasse

Comme il se doit, je vais changer la mise en forme des "articles" pour tenter de les rythmer plus agréablement...
Mais, je vous recommande d'être patient car vraiment
Le parcours de cette femme est d'une richesse incroyable.

Vous aurez compris que j'ai une affection particulère pour notre
Kiki de Montparnasse

Pour patienter plus agréablement
Direction haut de la colonne de gauche
Pour écouter une musique de "circonstance"
(Dirigée par l'auteur Darius Milhaud)


A très tôt...

Par Mememad
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Lundi 3 juillet 2006

Dimanche 2 Juillet, 8.00Hr

Je vous avoue que j'ai beaucoup de difficulté à "élaguer"
Le récit de la vie de
Kiki  de 1900 à 1930 et son environnement.
Tout se bouscule dans mon cerveau et j'ai un goût amer de sacrifice.
Ce n'est vraiment pas mon but avec ce blog !
D'un côté, je dois faire court pour ne pas trop vous enquiquiner,
De l'autre Kiki est un sujet qui me tient tellement à coeur que j'ai une Documentation vraiment intéressante que j'aimerais partager avec vous.
Alors, cette nuit d'insomine (Je Hais Le Foot !.....), m'est venue une idée.
Je crée une nouvelle catégorie :
Kiki de Montparnasse
Elle sera alimentée régulièrement, et ainsi,
Parallèlement je donnerai libre court à mes autres billets.


Kiki de Montparnasse par Man Ray

Lundi 3 Juillet

Avant de reprendre la suite de l'histoire de Kiki, Il serait bien de resituer ce qu'était Montparnasse au tout début du siècle, disons, après la première guerre mondiale...

Montparnasse

Le Carrefour Vavin
A gauche, le Café du Dôme, à droite, La Rotonde

La guerre à peine terminée, de nouveaux artistes affluèrent de partout.
Montparnasse devint une communauté très hétéroclite.
30 à 40% des artistes étaient étrangers.
Pendant les années vingt, ce quartier devint une aire de liberté qui transforma définitivement les conditions d'existence des artistes.
Pour la première fois, la création artistique devenait une
Entreprise démocratique.
Montparnasse était une communauté ouverte, chacun pouvait y contribuer et s'y exprimer.
Grâce à l'indulgence des autorités, une surveillance  policière plus discrète permit à Montparnasse de devenir une sorte de "zone franche", où un comportement plus libre et un style de vie qui aurait fait scandale dans d'autres quartiers étaient tolérés.
Néanmoins,  Montparnasse ne connaissait pas  le monde trouble
- Prostituées, souteneurs, cabarets et boîtes -
Qui envahi Montmartre.

Autre particularité de ce phénomène,
Les artistes de Montparnasse eurent leur
part de la prospérité de l'après-guerre.
Le système des expositions et du marché de l'art,
mis en place avec les impressionnistes, prit toute son ampleur dans les années 20 à Montparnasse.
Autour des artistes s'était mis en place un réseau, composé de marchands,
De galeries, et de collectionneurs ayant une attitude et une sensibilité nouvelles.
Pour eux, pas question de mourir de faim ignorés de tous et de croupir dans la misère.
Ils voulaient être reconnus et goûter le succès.
Et en plus, ils voulaient profiter pleinement de ce succès !
Aux artistes se joignirent d'autres créateurs dans divers domaines et,
Bien entendu, des touristes français et étrangers.
Tous venaient se prélasser à la terrasse du Dôme et de la Rotonde.
Pour eux, Montparnasse était le nombril du monde.


La terrasse du Café du Dôme


La terrasse de La Rotonde


Mais Montparnasse se signale aussi par la présence d'un
Groupe de femmes autonomes et libérées.
Pour se mêler à la communauté des artistes, elles avaient dû renoncer à
Leur place traditionnelle dans la famille et la société.
Là, elles pouvaient s'affirmer hardiment et jouir avec audace d'un
Statut d'égalité avec les hommes.
Elles imprégnaient l'athmosphère ambiante d'une sensualité troublante...
 

A suivre...
Les textes sont largement inspirés de Billy Klüver & Julie Martin
Par Mememad
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