Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Vous avez dit "Wurlitzer" ?

Publié le par Mememad


Le 4 Juin dernier, Véronique (Tant de poses) nous faisait un article sur son
Juke Box Wurlitzer
Comme à son habitude, elle nous offrait de magnifiques photos
Et une mise en forme si personnelle.
Je lui posais la devinette : Sais-tu ce que Wurlitzer faisait avant  leur fameux Juke Box.
C'est donc avec son accord que je me permets de vous donner la réponse.
Allez, un p'tit peu d'histoire...
Ne craignez rien je vais vous la faire très courte.

Rudolph Wurlitzer, émigrant allemand monte sa compagnie en 1856 à Cincinnati.
Au début, il vend des instruments à vent (des bois) importés d'Allemagne.
En 1865, ils ouvrirent une succursale à Chicago.
Dans les années 1890, ils vendaient principalement des instruments de musique dits normaux,
quelques boîtes à musique ainsi que des orgues à manivelle.
C'était la grande période des boîtes à musique.
Régina, fabriquait les "Rolls" de ces instruments.
Wurlitzer en devint le concessionnaire le plus important.
C'est en 1896 qu'il eurent l'idée de demander à Regina de concevoir
des boîtes à musique à monnaie !
La première livraison eut lieu le 29 octobre 1898.
Ce fut immédiatement un énorme succès.
On ouvrait un fantastique potentiel  pour les instruments musicaux à jetons.
Un champ qui devint plus tardivement le soutien principal des opérations de Wurlitzer.

Voici un aperçu d'un "Wurlitzer" à monnaie.
On mettait une pièce, choisissait son morceau, et automatiquement, le disque (à picots) montait devant une "tête de lecture" et il tournait.


Sans vous embêter dans des détails mécaniques, je vous ai cadré en rouge
le "peigne" des lames de la boîte à musique, produisant les sons.
En bleu, les fameux disques de 65 cm de diamètre. On pouvait en mettre 12.


Les poignées sur la droite, permettaient la sélection des morceaux.
Voilà, en quelque sorte le premier "Juke Boxe" était né...

Ensuite, vinrent les pianos automatiques, les orgues automatiques, les orchestrions automatiques, les harpes automatiques, les violons....
Bref, c'était la grande périodes de la mécanisation et pratiquement TOUS les instruments de musique furent automatisés.
Une autre grande idée de Wurlitzer, fut de créer les orgues de théâtre et de cinéma.
Du temps du cinéma muet, l'instrument était dans la salle de projection.
L'organiste improvisait sur cet orgue qui possédait des registres adéquats à plein de situations.
Exemple : klaxon, vaisselle cassée, coups de feu, sirènes...
(Pour les anciens, souvenez-vous de l'orgue qui se trouvait au Gaumont Palace, et qui est aujourd'hui dans le pavillon Baltard.)

Bon, j'arrête là, je suis persuadée qu'il ne reste plus personne, ou juste un pauvre spécialiste insatisfait par le manque de détails...

Voulant faire le plus court possible, je crois vous avoir dit l'essentiel.
Si toutefois, il vous manque un détail... utilisez les com.

A bientôt...

Commenter cet article

Elise 23/06/2006 18:41

merci pour ta visite!! @++

Mememad 23/06/2006 19:26

Je t'en prie, mais je t'assure que pour ta vidéo, tu peux le faire sans trop de mal.Commence tes investigations comme je te l'ai conseillé, et si ensuite je peux t'aider...A bientôt,

joyce 23/06/2006 15:49

Sous la halle du... gneugneu siècle de la Côte Saint André en Isère, là où naquit Berlioz, il y a chaque année un festival qui lui est consacré. L'endroit est superbe...
Une année, alors que l'orchestre s'attaquait au Requiem, l'orage se mit à gronder violemment.
Patrice Fontanarosa a levé sa baguette et a déclaré... Maintenant, c'est Dieu qui dirige. Et il s'est assis en attendant que... l'orage passe.
Comme nous le disions... il en faut peu pour que le souvenir soit teinté de magie, ou de déception...

Mememad 23/06/2006 16:56

Si j'avais été là, j'aurais dis :    -  "Couchés !"... aux poils qui se dressaient sur mes bras.Oui, les voix du ciel sont impénétrables...Il est certain que tu ne peux plus entendre ce requiem avec la même oreille.C'eut été du Wagner, je pense qu'il aurait fait un sacré dialogue orage-Walkyrie !

prune 23/06/2006 13:29

Un petit bisou musical, juste en passant...

Mememad 23/06/2006 16:22

Je prends !, Tu viens quand tu veux, et fais comme chez toi, la clef est sous le paillasson. (La clef de sol bien entendu...)A bientôt,

LiLipuce 23/06/2006 13:12

Encore une belle leçon ... moi comme toujours j'aodre venir me cultiver du côté de tes histoires !

Mememad 23/06/2006 16:19

Allons, on se calme... ne me dis pas que tu t'es cultivé avec ma visite chez la gynéco...Nous échangeons tous un p'tit quelque chose sur la toile... et on s'enricht à notre façon, humblement...Merci et a bientôt,

joyce 23/06/2006 08:44

Bolling... j'avais 17 ans je crois... C'est l'occasion qui a fait que...
Memphis... c'est parce qu'il se produisait dans un club où nous fêtions des examens... J'avais été fascinée par ses mains... immenses, avec des doigts très longs qui jouaient très "à plat". Comme de grandes spatules...
Coltran & Count... je suis d'accord. Pour ce qui est de la perception d'une "oeuvre" après en avoir vu ou rencontré son créateur, je partage aussi ton avis. Les contorsions grotesques de Keith lors de ce festival furent sifflées par les spectateurs. Je pense n'avoir pas été la seule à avoir ressenti "un bémol" ce soir-là.
Quant à Mozart, "j'entendais", sans vraiment écouter. Bof...
Je n'aime pas tout, loin s'en faut. Mais va savoir pourquoi, il m'arrive d'écouter son Requiem en boucle ! Serait-ce un de ces signes de l'âge (certain) ?

Mememad 23/06/2006 11:07

Mais non mais non, ce n'est pas l'âge. Connais-tu les requiems de Fauré et de Duruflé ? Oullioullouille !!! Là, tu te fais ton shoot assuré ! Puis tu y rajoutes quelques p'tites litanies à la Vierge Noire de Poulenc, et c'est parti mon quiqui !A la tombée du jour, sono à donf, tu t'ouvres la porte en grand, tu vas sur ta terrasse avec ton verre de boisson alcoolisée qui tue, et tu es seule avec la gente minéralo-végétaline... Tu le refais ce monde !Bon, je me calme, à bientôt,