Hier c'était la nuit blanche.
Doublement blanche puisque le hasard,
ou la providence, voulut que ce fut également la pleine lune.
Chez moi, je me suis également fait ma nuit blanche.
" Y'a pas de raison ! "
Hier soir donc, il était 21.36 Hrs......Puis, un peu plus tard...
... Je me suis même demandé si Dame Blanche ne voulait pas entrer dans mon antre !*
Et puis ce matin,
à 7.28 Hrs...

... puis à 7.46 Hrs :
Une véritable nuit d'art contemporain.Le ciel est vraiment un grand artiste.
Voici ce lien qui vous dira que cette nuit fut encore un succès.
A bientôt...
par Mememad
publié dans :
Errance... Je me fais mon cinéma !
LES SOUVENIRS DE KIKI [1] 1929
Kiki est partie se reposer à Châtillon. Man Ray raconte :
« Je reçus un pli volumineux. C'était le récit de son enfance [...].
Je la poussai à poursuivre [...]. Ce serait ses Mémoires et nous les ferions publier. »
Selon lui, Kiki aurait commencé à rédiger ses Mémoires en allant voir sa grand-mère à Châtillon. Or sa grand-mère est morte en 1924, ce qui voudrait dire que Kiki aurait mis quatre ou cinq ans à mener à bien son récit. Pourtant, comme une grande partie du texte évoque son enfance, il a pu être déclenché par un voyage en Bourgogne.
Kiki, qui était restée très attachée à sa famille, allait très souvent à Châtillon.
Treize s’y rendit avec elle et, une fois, Man Ray l'accompagna.
Madeleine, la cousine de Kiki, se maria en 1924 et elle eut en 1928 une fille affligée d'un pied bot. Lorsque Kiki vit l'enfant, elle insista pour que Madeleine vienne la faire opérer à Paris. Celle-ci passa avec la petite Andrée huit mois et demi chez Marie Prin, où Kiki leur rendit visite à plusieurs reprises.
En réalité, c'est Henri Broca qui l'encourage et publie les premiers chapitres dans le numéro d'avril 1929 de Paris-Montparnasse :
“ Kiki a écrit des Mémoires [...] qui paraîtront prochainement aux Éditions de Paris-Montparnasse ", claironne le journal.
Broca, par Kiki, apparaît dans SouvenirsLe livre comprenait également des reproductions de vingt tableaux exécutés par Kiki, des photographies de Kiki par Man Ray, des portraits, d'elle par Kisling, Fujita, Hermine David, Tono Salazar, Per Krohg et Mayo, ainsi que des dessins au trait de Kiki pour illustrer certains passages de ses Mémoires.
Kiki, par Foujita, reproduit dans son livre.Le 24 avril, Kiki signe un contrat : Broca publiera son manuscrit intitulé Kiki, avec deux cents exemplaires en édition de luxe numérotée et une édition normale.
Les frais de publication et la publicité seront payés par les premières ventes.
Ensuite, Kiki et Broca partageront les bénéfices.
Le 25 juin, Broca organise une signature au Falstaff - où règne à présent Jimmie Charters :
« Au son des bouchons de champagne, Kiki [...] signe son livre », rapporte Paris-Montparnasse.
La signature des Souvenirs de Kiki eut lieu au Falstaff le 27 juin 1929. Treize tient la maquette de l’ouvrage et une poignée de billets, correspondant aux commandes du livre.
Broca est à sa gauche et à droit, Youki.
Dans le même numéro (n°6, 15 juillet 1929), Broca signalait également que l'édition de luxe, l'une valeur de cent francs, était presque épuisée. L'édition normale, pour trente francs, se vendait bien et plusieurs traductions étaient en cours. Bien que le livre ne fut pas disponible le jour de la signature au Falstaff, l’évènement fut dûment célébré autour d'une maquuette du livre et des photographies furent prises.
Bien que le livre ne soit pas encore sorti, Kiki pose pour une photo publicitaire, où elle fait semblant de signer.A sa gauche, Henri Broca. Caridad est derrière Kiki, à droite.
Une autre signature a lieu à la librairie d'Edouard Loewy le 26 octobre :
« Kiki embrassait tous les visiteurs, samedi soir, signale le Paris Tribune.
La queue a commencé à se faire vers les neuf heures, devant une librairie du boulevard Raspail. Lorsque la nouvelle se répandit dans le quartier que, pour trente francs, on pouvait avoir un exemplaire des Souvenirs de Kiki, un autographe et un baiser par-dessus le marché, les hommes oublièrent leur demi, leurs rendez-vous et leur dignité pour trottiner jusque-là. »
En novembre, il y eut une fête au Club du Faubourg.
Kiki remercia le public pour l'accueil chaleureux qu'il avait réservé a son livre et à elle-même, et Broca lut des extraits choisis de ses Souvenirs.
Edward Titus, qui vient de publier l'édition française de L'Amant de Lady Chatterley, de D. H. Lawrence, demande au journaliste américain Samuel Putnam d'assurer la traduction anglaise
Samuel Putnam était journaliste et traducteur. Il avait collaboré au journal de Titus, "This Quarter" et traduit "Les Enfants terribles", de Cocteau, "Sur la rivière amour" de Joseph Delteil, et Le "Désert de l'amour", de François Mauriac, ainsi que des oeuvres de Rabelais.
« C'est un crime de traduire cela », s'insurge Hemingway dans son introduction, qu'il écrit par amitié pour Kiki.
« Le problème n'est pas de traduire le texte de Kiki, mais de traduire Kiki », répond Putnam astucieusement dans sa préface.
Titus, pour ne pas être en reste, s'arroge le mérite d'avoir conseillé à Kiki d'écrire ses Mémoires. Il gourmande Hemingway et Putnam qui “nous serinent des balivernes" et félicite le traducteur pour son travail.
Cet « échange » fut publié dans l'édition anglaise des Souvenirs de Kiki, à la suite de l'introduction d’Hemingway.
Toute traduction est impossible, convenait Putnam d'entrée de jeu. Pour traduire Kiki [...] il faut sentir Kiki, sentir le café du Dôme à cinq heures par un petit matin pluvieux, flou, baignant dans l'alcool. Encore que cela ne suffise pas. Cela ne reflète pas la réalité. C'est injuste pour Kiki. Ce qu'il faut, c'est sentir une sainte Thérèse, qui se matérialiserait soudain au Dôme, car Kiki est plus proche de sainte Thérèse que personne. C'est pourquoi je suis fier d'être son saint Jérôme. Que Dieu et Kiki me pardonnent ! Et puis, peut-être, M. Hemingway me pardonnera-t-il aussi.
Titus, dans sa « Note de l'éditeur » de Kiki’ Mémoirs, expose les difficultés rencontrées par saint Jérôme lorsqu'il traduisit la Bible en latin. En outre, ajoutait-il, comme saint Jérôme avait une soeur qui s'était égarée, mais qu'il avait sauvée, « il aurait sans doute aimé les Souvenirs de Kiki [...]. Il aurait surtout aimé la traduction anglaise de Putnam et ne se serait pas gêné pour le dire [...] le temps et l'espace le mettant à l'abri de toute menace provenant du vieux rafiot d'Ernest Hemingway et de son bras vengeur ».
Titus était un inconditionnel de Kiki et de ses œuvres. Plusieurs tableaux [de Kiki] décorent sa librairie, qui se trouve juste à côté du Dôme.
Directeur de la maison d'édition Random House, Bennett Cerf est de passage à Paris en juin 1930. Le livre l'intéresse.
En juin, Titus et Bennett Cerf établissaient un contrat pour publier une édition américaine sous le label de Random House, mais Cerf dut quitter Paris avant qu'ils ne soient parvenus à un accord. Titus avait déjà publié séparément l'introduction d'Hemingway, dans une petite brochure intitulée :"Ernest Hemingway, Introduction To Kiki of Montparnasse", avec la mention : « New York, 1929, Edward W. Titus, At the Sign of The Black Manikin », ces indications visant sans doute à protéger ses droits.
Début juillet, Bennett Cerf en commande cent cinquante exemplaires à deux dollars pièce, que Titus lui expédie promptement le 22 juillet.
Mais la réputation de Kiki l'a précédée. Le 22 août, Cerf écrit à Titus
“Comme nous avions tout lieu de le craindre, la cargaison de Kiki's Memoirs est retenue en douane.”
Il demande à Titus d'envoyer l'ouvrage par paquets de quinze, déclarés moins de cent dollars, à dix personnes de chez Random House, dont il donne dans sa lettre le nom et l'adresse.
« Nous apprenons que 300 [sic] exemplaires de la traduction de Kiki par Samuel Putnam ont été saisis à New York, commentait Wambly Bald dans le numéro du 9 septembre du Paris Tribune. La reine du village a appris cette mauvaise nouvelle alors qu'elle partageait un biscuit avec son petit Péky à la terrasse de la Coupole. Laconique, elle a répliqué avec ce haussement d'épaules qui lui est naturel : « Je ne vais pas me faire suer pour ça ».
Après la signature au Falstaff, tous les amis de Kiki se bousculent au bar de la Coupole, où la fête continue.De gauche à droite, Hermine David, Charlotte Gardel, Broca, Marie Laurencin, derrière elle, Jacqueline, Foujita,
Per Krohg et Kisling. Treize est au fond, derrière le chapeau de Foujita.
A suivre...
Les textes sont entèrement inspirés de Billy Klüver & Julie Martin & Kiki de Montparnasse.
par Mememad
publié dans :
Kiki de Montparnasse
Bon, avant de passer à autre chose, je tiens à vous signaler qu'il ne s'agit pas de "La Marche Turque" !
Pour preuve, voici "La Marche Turque" !
Le titre-réponse
que je n'osais pas vous demander (et pour cause...) est
LA 40ème SYMPHONIE DE MOZART
Et oui, tout le monde connaît cet air sans son titre
(Comme Mr Jourdain...)
Voici donc la récompense pour Pipo
Et bien sûr elle est à partager avec vous tous.
Je n'ose pas vous demander le titre que vous entendrez
Mais si quelqu'un a une idée....
Ce que je peux vous assurer, c'est que l'air est connu de tous....
Qu'importe les moyens, c'est un grand interprète !
A bientôt...
par Mememad
publié dans :
Errance... Je me fais mon cinéma !

